Une lettre de Coquelin au lendemain du verdict de Rennes

4290147489_2eea21287c_oTrouvée sur le web, au catalogue d’une prochaine vente :

Constant COQUELIN aîné (1841-1909) acteur.
L.A.S., [à Isidore Bloch, directeur du Casino de Dieppe] ; 2 pages et demie in-12.

Affaire Dreyfus. « C’est fait. C’est infâme, mais ce n’est pas fini, cela ne peut finir ainsi. Pourquoi des circonstances atténuantes.

On est coupable ou on ne l’est pas, et il n’y a plus de circonstances atténuantes pour la trahison. Et dire que l’on sait qui est le coupable, qu’il se dénonce pour ainsi dire lui-même, que le Moniteur de l’Empire allemand affirme en des termes qui ne peuvent être douteux et que ces brutes n’ont rien voulu voir ni comprendre et qu’ils sont restés les esclaves du plus ignoble des devoirs ! »… Il a écrit à l’avocat Labori : « On va continuer. Cela ne peut être fini ainsi. Je suis navré d’être si loin. J’aurais voulu te voir, te parler, mon cher Isidore, il y a des moments où on en a si grand besoin, n’est-ce pas de chercher à se consoler ? – Mais il ne faut pas perdre courage. Moralement, Dreyfus est sauvé aux yeux du monde il faudra qu’il le soit pour la justice…. et cela viendra »…

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