Archives mensuelles : mai 2015

Une thèse sur Jean Guiraud en ligne

Jean_Guiraud_(1866-1953).tifUn passionnant travail (Paris IV, 2013, sous la direction de jacques-Olivier Boudon) d’Aurore Deglaire sur Jean Guiraud, universitaire, militant catholique, futur rédacteur en chef de La Croix, antidreyfusard déclaré pour dire que la totalité du corps professoral n’était pas nécessairement dreyfusarde. À lire ici.

Une nouvelle thèse sur l’affaire Dreyfus, une !

Henry Makow, qui se présente comme « un ancien universitaire canadien, aujourd’hui engagé dans la lutte pour révéler les aspects cachés du Nouvel Ordre Mondial », vient de (re)publier sur son blog la petite hallucination que nous donnons à la suite et qu’il n’est en aucun cas utile de commenter :

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Bernard Lazare vu par Alfred Dreyfus

Dans une vente ancienne, cet extrait d’une lettre de Dreyfus à Jules Adler du 22 mars 1908 :

« Je suis très heureux d’adhérer à l’initiative que vous prenez pour qu’il soit érigé un buste sur la tombe de Bernard Lazare. Bernard Lazare fut un des premiers et des plus courageux ouvriers de l’œuvre de réparation ; il défendit ma cause avec une rare simplicité et une immense abnégation. Son caractère était aussi élevé que son cœur était généreux ; il était toujours prêt à se battre et à se sacrifier pour toutes les causes justes. Je m’associe de tout cœur à l’hommage que vous voulez rendre à la mémoire de Bernard Lazare »…

Lettres et Manuscrits Autographes, Souvenirs Historiques, vente Piasa du 22 Novembre 2006, lot

Paul Valéry à André Fontainas. Quelques considérations sur l’affaire Dreyfus

urlD’une lettre de 1898 passée récemment en vente (Lettres & Manuscrits Autographes, vente Ader Nordmann du 14 avril 2015, lot 182). Extrait du catalogue :

Tout me détourne d’imprimer whatever thing au sujet du cyclone vivant d’absurdités actuel, dont la  lettre de Duclaux  est à ses yeux un des meilleurs exemples,  un monument ! . Il souligne l’inconséquence qu’il y a à mélanger la justice et la science :  On ne peut donc conclure, d’une méthode à l’autre, et les vérités, ces conventions commodes, ne sont pas les mêmes des 2 côtés. [….] Pour le cas Zola. Je pense très fermement que l’intelligence, la puissance intellectuelle est contradictoire avec l’existence d’une société. Elle doit être bouclée et canalisée. Une bouffée d’esprit, la moindre, met sans cesse en question les choses qui doivent être immuables. D’ailleurs toute concession est inutile. Je ne conclus également pas. Enfin, méfions-nous des mouvements collectifs de vertu et de générosité. Si l’on en juge par les résultats, c’est le commencement des horreurs …