Archives par étiquette : Picquart

Une mine de documents en grande partie inédits sur l’Affaire : quelques papiers Chincholle, Hervé, Vaughan, Calmette, Oyon, Montorgueil, Labori. Les Fonds de la Houghton library en ligne

On trouvera à la suite les liens de consultation et téléchargement :

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Inauguration de la rue Georges Picquart

Ce matin, 13 novembre 2015, à 11h15, a été inauguré, dans le quartier des Batignolles, la rue Georges Picquart (perpendiculaire au boulevard Pereire, à proximité de la station Pont Cardinet).
En présence des familles Picquart, Dreyfus et Zola, du grand rabbin de France Haïm Korsia et de Roman Polanski, Anne Hidalgo, Brigitte Kuster, Christian Vigouroux et jean-Yves Le Drian ont pris la parole.

Le Dreyfus de Harris chez Michel Field

Hier, 18 octobre, il a été question du roman de Robert Harris (dont nous avons précédemment parlé ; voir ici) dans l’émission de Michel Field sur la chaîne Histoire : « Historiquement show ». Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon, en a fait une présentation qui indique bien une fois encore le problème que pose ce livre, tout autant formidable roman que détestable livre sur l’Affaire.

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Quelques inédits relatifs à l’affaire Dreyfus

Quelques inédits relatifs à l’affaire Dreyfus

Trouvée sur internet, cette notice d’un catalogue d’une vente de 2013 (vente Ader du 27 juin 2013, lot 268).

Un bel ensemble. On portera une attention particulière à la lettre à une amie de Picquart, lettre de 1901, qui illustre ce que je disais dans mon post en réponse au livre de Robert Harris…

(voir ici)

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D., le Dreyfus de Robert Harris

Harris_DreyfusDans une critique qu’il fait du roman de Robert Harris, Gilles Heuré ouvre son papier en demandant que « les historiens ne s’en offusquent pas » mais qu’ « il est bien naturel que l’affaire Dreyfus, tombée dans le domaine public de l’histoire et déjà évoquée en leur temps par Roger Martin du Gard, Proust ou Octave Mirbeau, puisse faire aujourd’hui l’objet d’un roman. » Nous ne nous en offusquons pas mais avons en effet quelque méfiance de principe et d’autant plus que le projet de ce nouveau D. dû à Robert Harris n’est pas d’utiliser l’Affaire comme toile de fond mais de faire de l’Affaire un roman, autrement dit de nous donner à lire LE roman de l’Affaire Dreyfus. Inévitable donc, comme pour les adaptations cinématographiques, que l’événement soit simplifié, que certains acteurs soient oubliés quand d’autres trouvent une importance qu’ils n’ont jamais eue et que la dimension psychologique qui supporte la trame narrative trace des portraits qui ne sont pas toujours conformes. Le roman obéit à des règles que l’histoire ne connaît pas… En une note liminaire, l’auteur nous prévient d’ailleurs des libertés qu’il a pu prendre avec l’histoire. Et sur cette base, il nous livre en effet un roman passionnant, facile et agréable à lire, bien mené et haletant. Et de plus, relativement au sujet qui est le sien et à travers les pièces qu’il cite régulièrement, un roman bien documenté. Mais cela importe-t-il puisqu’il s’agit d’un roman ? Nous sommes là dans toute l’ambivalence qui est celle de cet objet tout à fait particulier et peu identifié. Il est un roman et peut donc faire ce qu’il veut de l’histoire réelle qui en est à l’origine tout en étant la narration d’un fait historique, documenté, fondé en partie sur un travail archivistique, et reposant sur la trame et les caractères de l’événement qui en est son sujet. « L’affaire Dreyfus comme vous ne l’avez jamais lue », nous dit l’argument marketing de la couverture. Roman d’histoire plus que roman historique donc ? Et dans ce cas – et je ne peux m’empêcher de penser au lecteur peu familier qui lira ici moins un roman d’Harris (tout en le lisant parce qu’il est un roman d’Harris) qu’un roman sur l’Affaire – D. demeure tout à fait problématique.

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Trois manuscrits d’Anatole France

Trouvés sur le même Musée des lettres et manuscrits, quatre textes d’Anatole France. Il s’agit de son discours au meeting présidé par Duclaux du 28 novembre 1898  ; le deuxième  au meeting en l’honneur de Picquart du 3 décembre 1898 ; la fin de son discours prononcé en faveur du droit syndical des Instituteurs, le 22 février 1906 ; et celui prononcé au banquet offert à Aristide Briand, à la suite du vote de la loi de Séparation, le 6 juillet 1905.

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