Nous vous proposons un tour de France des cérémonies organisées pour marquer la Journée de commémoration pour Alfred Dreyfus, pour la victoire de la justice et de la vérité contre la haine et l’antisémitisme, devenue Journée nationale de commémoration de la reconnaissance de l’innocence d’Alfred Dreyfus.

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À Paris, présidée par le chef de l’État, et en présence du maire de Paris, cette commémoration a été marquée par dévoilement de la statue du capitaine Alfred Dreyfus devant la Cour de cassation, sur l’île de la Cité, lieu hautement symbolique. Réalisée par Tim, cette œuvre trouve désormais une place digne d’elle (rappelons qu’elle était précédemment place Pierre-Lafue). Avant la cérémonie officielle, le Président de la République et le maire de Paris se sont rendus à la Bibliothèque de la Cour de cassation afin de découvrir plusieurs documents exceptionnellement présentés au public, parmi lesquels figurait la minute originale de l’arrêt rendu par la Cour de cassation le 12 juillet 1906 établissant de manière définitive l’innocence du capitaine Dreyfus. Au cours de la cérémonie, Emmanuel Grégoire et Emmanuel Macron prirent la parole ainsi que Charles Dreyfus qui prononça un discours très émouvant. |
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À cette occasion, le maire de Paris a annoncé que la place Maurice Barrès, située dans le 1er arrondissement, allait devenir la Place Lucie Dreyfus. La Ville de Paris, fidèle aux valeurs qui fondent la République, rappelle ainsi le rôle essentiel qui fut celui des femmes dans ce combat et quelle belle figure fut celle de Lucie Dreyfus dont la vaillance ne faiblit jamais. À travers ces hommages, l’État et la Ville de Paris réaffirment leur engagement en faveur de la transmission de la mémoire de l’affaire Dreyfus, épisode fondateur de l’histoire de la République. Cette commémoration rappelle que la victoire de la justice et de la vérité demeure un repère essentiel, tout en soulignant l’impératif de vigilance face à l’antisémitisme et à toutes les formes de discrimination. |

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À Mulhouse, ville natale d’Alfred Dreyfus, la mairie a organisé plusieurs événements : dans la matinée du 12 juillet, une visite guidée gratuite intitulée Sur les pas d’Alfred Dreyfus, organisée par la Maison du Patrimoine, invitait à découvrir les différents lieux emblématiques qui ont marqué la présence des Dreyfus à Mulhouse, avant de se clôturer à la salle Dreyfus du Musée historique de la ville. Cette même journée, la maison natale de Dreyfus, située 27, rue du Sauvage, à l’angle de la Place des Victoires, a été illuminée dans le cadre du volet patrimonial du Plan lumière de la ville. Il a été décidé qu’il en serait désormais ainsi tous les soirs. Cette décision rappelle la mise en lumière récente de la stèle Dreyfus au square Steinbach. Le 13 juillet, une cérémonie commémorative présidée par Frédéric Marquet, Maire de Mulhouse, accompagné de Frédéric Guthmann, adjoint délégué au Devoir de mémoire, s’est tenue devant la stèle Dreyfus située dans le square Steinbach. Ces différents événements ont permis de mettre en valeur la richesse patrimoniale et historique de Mulhouse, où Alfred Dreyfus naquit le 9 octobre 1859 et de réfléchir collectivement aux valeurs de justice et de mémoire. |

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À Colmar, la commémoration a été ouverte par la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé. En choisissant l’Alsace pour inaugurer cette première édition, la ministre a rappelé la portée historique et républicaine de l’affaire Dreyfus : « Cette journée ne pouvait s’ouvrir qu’ici, en Alsace, car c’est là que s’enracine cette fidélité à la France qui ne quittera jamais Alfred Dreyfus ». Elle a également souligné que cette commémoration rappelle combien est fragile la démocratie et quelle nécessité est la nôtre de défendre sans relâche les principes qui fondent la République. À travers cet hommage, Aurore Bergé a insisté sur la responsabilité collective de défense des valeurs de justice, de vérité et d’égalité, face à la résurgence de l’antisémitisme et des discours de haine. |

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À Strasbourg, la cérémonie s’est tenue place de la République, sous la présidence du sous-préfet, Samuel Bouju. Parmi les invités figuraient de nombreuses personnalités militaires, civiles et religieuses, telles que Harold Avraham, grand rabbin du Bas-Rhin et de Strasbourg. La lecture du message d’Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, a marqué cette journée. Cette cérémonie a permis de rappeler que l’antisémitisme frappait toujours le pays et qu’il fallait rester vigilant face à la montée de la haine et de la violence. |

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À Nîmes, le maire, Vincent Bouget, a annoncé dans Midi Libre qu’une commémoration aura lieu chaque année à partir du 12 juillet 2027. Ce faisant, il a rappelé la grande figure de Bernard Lazare, premier défenseur de Dreyfus et enfant de la ville où, nous en avons souvent parlé, est revenue à sa place, la statue érigée en son honneur que les militants d’Action française avaient mutilée et qui avait disparue pendant l’Occupation. |

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À Versailles, une cérémonie s’est tenue, à l’initiative du préfet, Brice Blondel. Parmi les invités, étaient présentes le maire de Médan, Karine Kauffmann, ainsi que la députée Dieynaba Diop et l’adjointe au maire de Versailles. La cérémonie s’est conclue sur la volonté de rappeler aux générations actuelles et futures l’importance de résister et de rester vigilants face à la haine ainsi qu’aux discriminations, racistes et antisémites. |

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À Rennes, la commémoration de l’Affaire prend bien sûr une résonance particulière, la ville ayant accueilli en 1899 le second de Dreyfus. C’est au cœur de la refonte de l’exposition consacrée à l’Affaire, aux Champs Libres, que le sous-préfet Alexandre Kesteloot a prononcé un discours rappelant l’Affaire et les valeurs républicaines. Lors de cet événement, une réplique de la statue du sculpteur Tim, inaugurée le même jour devant le Palais de justice de Paris, a également été présentée. Une occasion de rappeler, comme le souligne l’exposition, que Dreyfus « n’était pas la victime passive et effacée que l’on a trop longtemps décrit » mais un homme courageux, engagé jusqu’au bout pour prouver son innocence. |

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À Dijon, c’est devant la cour d’appel, sur la place Robert-Badinter, que c’est tenue la cérémonie. La sous-préfète et secrétaire générale de la préfecture de la Côte-d’Or, Magalie Malerba, a inauguré la cérémonie en lisant, comme à Strasbourg, un message transmis par Alice Rufo, ministre déléguée auprès des Armées et des Anciens Combattants. Une minute de silence a été ensuite observée avant que la Marseillaise ne soit entonnée. Parmi les invités, figuraient Olivier Caracotch, procureur de la République, des élus de la ville de Dijon et du conseil départemental, Christophe Husson, commandant de la région de gendarmerie ainsi que le lieutenant-colonel Gilbert Antchandiet N’Komah, délégué militaire départemental adjoint. Et comme à Nîmes, il a été décrété qu’une cérémonie serait désormais organisée chaque année à Dijon. |

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À Orléans, une plaque mémorielle en hommage à Alfred Dreyfus a été dévoilée ce dimanche par les autorités et Joëlle Gelleret (présidente de LICRA). Cet hommage se situe dans la continuité des actions de la ville avec la dénomination des places d’Armes Alfred Dreyfus et l’installation de plaques de rue cet hiver. La ville souligne ainsi son lien étroit avec le capitaine Dreyfus, où, en mars 1918, alors commandant, il avait été affecté au commandement du parc d’artillerie. Une marseillaise a également été entonnée ainsi que la chanson d’Yves Duteil, petit neveu d’Alfred Dreyfus. Enfin, une lettre de Zola a également été lue lors de la cérémonie. |

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À Saint-Ouen-sur-Seine, la commémoration a eu lieu au Monument de la Paix, en présence de l’adjointe au maire Emna Sghaïer, du conseil municipal des enfants, d’anciens combattants, ainsi que de plusieurs associations de la ville. À travers cette première commémoration, la ville souhaite réaffirmer « son attachement aux valeurs de justice, d’égalité, de vérité et de lutte contre toutes les formes de discrimination et d’antisémitisme ». Le conseil municipal des enfants a ouvert la cérémonie par la lecture d’un extrait du « J’accuse…! » Sur Instagram, l’adjointe au maire Emna Sghaïer a déclaré que « se souvenir de Dreyfus, c’est combattre la banalisation de l’antisémitisme ». Pour cela, la ville de Saint-Ouen souhaite ancrer cette date au cœur de la commune et des valeurs républicaines qu’elle incarne. Dans la continuité de cet engagement contre l’antisémitisme, la ville organise une commémoration à l’occasion de la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Justes de France, le 19 juillet. Ainsi cette cérémonie à pour but de faire perdurer l’attachement de la ville à la justice et à la lutte contre toutes les injustices. |

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À Noisy-le-Sec, une commémoration a eu lieu place Alfred-Dreyfus, à côté de la stèle éponyme. Sur Instagram, le maire Olivier Sarrabeyrousse a rappelé que cette journée met à l’honneur « un homme et son combat pour la vérité et la justice, mais aussi un combat pour une République fidèle à ses principes ». Cette commémoration vise ainsi également à rappeler la lutte contre l’antisémitisme, le racisme, l’islamophobie et toutes les formes de discrimination. |

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À Limoges, la commémoration s’est déroulée devant le monument aux morts. Pour la ville, cette journée nationale permet de rendre hommage à toutes les victimes de « l’antisémitisme, du mensonge et de l’arbitraire, qui ont défendu la vérité, la justice et les valeurs de la République ». La ville a continué son hommage dans la nuit en illuminant la mairie aux couleurs du drapeau national. |

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À Mâcon, la cérémonie a été présidée par Salwa Philibert, directrice de cabinet du préfet, en présence de personnalités civiles et militaires, d’une délégation du Service Départemental d’Incendie et de Secours et des porte-drapeaux des anciens combattants et victimes de guerre, pour un discours devant le monument aux morts. Cette cérémonie, pour la ville, est vécue comme une « réparation » à l’injustice qu’a connu Dreyfus, un appel à ne pas oublier. Ont été rappelés, lors des discours, les années de déportation de Dreyfus alors qu’il était innocent, sa dégradation et sa réintégration au sein de l’armée en 1906. Après le discours de Madame Philibert, un dépôt de gerbe de fleurs a eu lieu ainsi qu’une sonnerie aux morts après quoi a été donné La Marseillaise. |

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À Chilly-Mazarin, la commémoration était présidée par Lyna Besson, conseillère municipale au Festival Républicain et à l’égalité Femmes-Hommes. Parmi les invités officiels, figuraient Madame la Maire Rafika Rezgui, des élus du Conseil municipal, des élus du Conseil des Sages, la présidente du Comité du Souvenir du Général de Gaulle ainsi que les élus du Conseil municipal des enfants. Ces derniers ont d’ailleurs souhaité lire une lettre d’Alfred Dreyfus à sa femme Lucie, ainsi qu’un extrait du « J’Accuse…! » Ensuite, plusieurs gerbes ont été déposées par Madame la Maire, par les jeunes du Conseil Municipal et par Lisette Jovignot au nom du député Jérôme Guedj. Madame la Maire a pu rappeler, lors de son discours, l’importance de transmettre les valeurs républicaines aux nouvelles générations et la nécessité de commémorer ce symbole du combat contre l’antisémitisme, de la défense de la vérité et de la justice. |

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À Bar-le-Duc, ville particulièrement liée à l’affaire puisqu’y vivaient les Cahn, sœur et beau-frère d’Alfred Dreyfus, la cérémonie, qui s’est déroulée en petit comité, a été marquée par les paroles de Sara Jansen, directrice de cabinet de la préfète de la Meuse, qui a lu un message d’Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens Combattants, rappelant que « par une mobilisation sans précédent, la réhabilitation fut conquise et les valeurs démocratiques affirmées. » |

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À Troyes, la cérémonie a eu lieu devant le monument des enfants de l’Aube, place Arnaud Beltrame. Lors de cet événement, Nicolas Honoré, a représenté François Baroin, Maire de Troyes, en compagnie de Charles Noïn, sous-préfet et directeur de cabinet du préfet de l’Aube, d’élus municipaux, des représentants des forces de sécurité et de secours, des autorités civiles et militaires et des membres du Conseil municipal des enfants. Les adjointes au maire Sabah Tahri et Elisabeth Gariglio ainsi que les conseillers municipaux Claudine Révolio, Karim Fenek, Flavienne Lemelle et Delphine Courtin ont également participé à la cérémonie. Après avoir rappelé les faits, les intervenants ont pu rappeler que l’histoire du capitaine Alfred Dreyfus était un symbole fort de justice, de vérité et de fidélité aux valeurs de la République qu’il ne fallait pas oublier. |

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À Evreux, un hommage a été rendu par le préfet de l’Eure, Xavier Delarue, au capitaine Dreyfus. Dans son discours, il a souligné qu’ « en se rassemblant désormais chaque année à cette date, la Nation rappelle les valeurs qui la rassemblent, celles qui donnent à la République son idéal, contre toute forme de haine et de violence : la Justice et la Vérité. ». |
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Marina Bidoux-Perez, Emilie Lavaud, Ludmilla Le Berre et Eloïse Mangold. |
