Archives par étiquette : affaire dreyfus

La « postvérité » est en marche…



 

Voici ce que déclarait, dans une vidéo mise en ligne il y a quelques jours et capturée le 16 avril 2026, Adrien Abauzit, celui qui a remis « l’affaire à l’endroit » en opérant une véritable « démolition de la nouvelle argumentation adverse », un total « anéanti[ssement] [d]es propos boiteux et [d]es sophismes qui [lui] sont opposés » par ceux qu’il nomme les « historiens dreyfusards »… à savoir nous.

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Le livre du podcast de Philippe Collin

Après son formidable podcast (voir ici), Philippe Collin vient de publier, chez Albin Michel, un ouvrage très richement illustré qui en est la synthèse et aussi le prolongement. Comme à la radio, une narration qui s’articule autour des propos des nombreux historiens sollicités.

Une exposition Jules Durand

La bibliothèque Armand Salacrou, au Havre, met à l’honneur Jules Durand (« le Dreyfus ouvrier »). Syndicaliste libertaire, il avait été condamné à mort en 1910 comme complice d’un crime auquel il était en tout étranger. Devenu fou, il sera gracié.

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Henri Gabriel Ibels chez Toulouse-Lautrec

 

La supebe exposition consacrée à Henri-Gabriel Ibels qui a été présentée de novembre à mars dernier à Saint-Germain-en-Laye, au Musée Départemental Maurice Denis, prend ses « quartiers de printemps » chez Lautrec, à Albi. Elle y sera présentée du 4 avril 2026 au 26 juillet 2026.
À cette occasion, nous avons mis en ligne la notice Ibels dans le Dictionnaire biographique et géographie de l’affaire Dreyfus (suivre ce lien).

Refonte du parcours Dreyfus du Musée De Bretagne

Nos amis du Musée de Bretagne viennent d’annoncer, pour le 20 juin, l’ouverture de leur nouveau parcours sur l’Affaire. Un parcours davantage centré sur le procès de Rennes et sur la figure d’Alfred Dreyfus, dans une scénographie de 200 m². Un parcours innovant, ludique et interactif, dans le but de « rendre l’affaire plus lisible », en particulier à destination du jeune public. Nous en reparlerons bientôt.

Une photographie de l’île du Diable

Passée récemment en vente, cette superbe photographie inédite :

 

Le nouveau volume d’Adrien Abauzit. Partie III (d’Esterhazy et de Picquart prétendus agents du Syndicat, du mystérieux Souffrain, de Marcel Thomas et de Joseph Reinach)

Continuons à commenter le dernier volume d’Adrien Abauzit, Dérobades et diversions, qui a pour programme, en réponse à un post publié ici même au sujet de son troisième volume, de remettre « l’affaire à l’endroit, ce qui implique d’anéantir les propos boiteux et les sophismes qui [lui] sont opposés ». Voyons dans cette nouvelle partie (après la première et la deuxième), comment Adrien Abauzit opère sa « démolition de la nouvelle argumentation adverse » (p. 9), la nôtre, nous dont le « naufrage est interminable » (p. 15).
Nous en étions restés p. 68, voyons la suite. 

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Une place Alfred Dreyfus à Orléans

Samedi 13 décembre, la place d’Armes, à Orléans, a été rebaptisée en place Place d’Armes – Alfred Dreyfus. Cette demande, faite de longue date par la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme du Loiret, fait revenir Dreyfus à Orléans où, pendant la Grande Guerre, il avait servi pendant dix mois, au retour du Chemin des Dames et des Flandres. Une belle et émouvante cérémonie où étaient présents trois membres de la famille Dreyfus : notre vice-président, Charles Dreyfus, son fils Michel et Jean-Marc Perl.

La statue nîmoise de Bernard Lazare… suite et fin.

L’excellent David Storper, du collectif Histoire et Mémoire à réussi. La statue de Lazare est revenue, à sa place, dans les Jardins de La Fontaine. Une foule nombreuses, de nombreux discours pour célébrer le premier des dreyfusards, cet anarchiste dont le combat contre l’antisémitisme et contre toutes les oppressions fut sans relâche. De l’Affaire, il avait écrit :

la responsabilité de la condamnation de cet innocent retombe tout entière sur ceux qui l’ont provoquée par leurs excitations indignes, par leurs mensonges et par leurs calomnies. C’est à cause de ces hommes qu’un tel procès a été possible, c’est à cause d’eux qu’on ne peut faire pénétrer la lumière dans l’esprit de tous. Il leur a fallu un traître juif propre à remplacer le Judas classique, un traître juif que l’on pût rappeler sans cesse, chaque jour, pour faire retomber son opprobre sur toute une race ; un traître juif dont on pût se servir pour donner une sanction pratique à une longue campagne dont l’affaire Dreyfus a été le dernier acte.