
On connaît l’histoire de la statue de Dreyfus par Tim, commande du ministère de la Culture dont personne n’avait voulu une fois l’oeuvre achevée. Après 10 ans de refus, en 1994, elle avait enfin trouvé une place, square Pierre-Lafue, pas loin de l’EHESS, endroit à la symbolique forte puisqu’à quelques centaines de mètres s’élevait autrefois le Cherche-Midi où fut incarcéré et jugé Dreyfus… mais qui avait l’inconvénient d’offrir peu de visibilité à l’œuvre de Tim. À l’initiative de la Présidence de la République, la statue sera bientôt installée au croisement de la rue d’Harlay et du Quai de l’Horloge, sous les fenêtres de la Cour de Cassation où, en 1906, les magistrats proclamèrent définitivement l’innocence du capitaine. La statue vient d’être retirée pour être restaurée. Une cérémonie aura lieu le 12 juillet prochain, date fixée pour la commémoration annuelle de la réhabilitation du capitaine Alfred Dreyfus.
Enfin !
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On se trompe hélas complètement sur le problème qui n’est pas la localisation de la statue.
Le problème, c’est l’enseignement de l’histoire aux jeunes et le square Pierre Lafue, ce n’était pas si mal, parce que tout autour il y a la plus grande concentration d’établissements scolaires et universitaires de Paris. Des milliers de jeunes parcourent cet espace ou s’assoient sur les bancs à côté de la statue.
L’avantage aussi c’était la vie autour de cet espace.