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34 réflexions sur « Nous contacter »

  1. Brodziak

    Votre blog est toujours passionnant ! merci pour la mise en ligne de la thèse sur la fiction et l’Affaire. Mes amitiés.
    Sylvie Brodziak

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  2. Andres Orgaz Martinez

    Merci pour tout votre effort et l’information mise en ligne.
    J’ai récemment terminé ma thèse de master sur l’Affaire dans la presse et les milieux intelectuelles méxicains. Il va sans dire que vos études furent indispensables.
    Merci également pour l’annonce de la nouvelle Histoire de l’Affaire dont j’attendais la suite avec impatience.
    Pourriez-vous me donner un moyen de contacter le docteur Oriol?
    Amitiés depuis le Mexique.

    Andres Orgaz Martinez

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  3. Mertens Emmanuel

    Bonjour monsieur Oriol, j’ai eu le bonheur de vous entendre aux Invalides et au Centre Alliance (je vous ai demandé une dédicace juste avant votre intervention), ce petit mot pour vous dire que je suis plongé dans votre livre que je trouve absolument passionnant! J’espère qu’il y aura bientôt d’autres rencontres? Bien cordialement.E.Mertens

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  4. Upjohn Jonathan

    Bonjour,
    Un livre a récemment été publié concernant l’affaire Dreyfus / Picquart, « Officer and Gentleman » par Robert Harris, (traduction française « D » – Plon) qui laisse entendre que Henry n’aurait pas pu se suicider dans les conditions rapportées.
    Est-ce qu’il existe des éléments historiques pour soutenir cette thèse, ou est-ce un élément fictif introduit par l’auteur?

    Avec mes remerciements,

    Jonathan Upjohn

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    1. laffairedreyfus Auteur de l’article

      Bonjour
      La thèse de l’assassinat d’Henry n’est pas originale et fut développée dans les deux camps. Les antidreyfusards (Albert Monniot et Jean Drault par exemple) soutinrent qu’il avait été assassiné par les dreyfusards et quelques dreyfusards (voir la presse de septembre-novembre 1898) qu’il avait été exécuté par l’État-major. D’autres, comme Armand Charpentier dans ses Côtés mystérieux de l’affaire Dreyfus, en reprenant des articles parus dans la presse quelques années plus tard, ont soutenu qu’il était toujours vivant et qu’avait été maquillée en crime sa disparition. Enfin, quelques auteurs modernes, comme Armand Israël, ont tenté de prouver au terme d’une démonstration qui n’en est pas une et qui joue avec les documents, cet assassinat. Armand Israël donne même comme une certitude le nom de l’assassin. Vous trouvez quelques renseignements sur ces deux ouvrages dans un post de ce site : cliquer ici Cela dit, ce suicide demeure curieux et je me permets, même si la question y est traitée rapidement, de vous inviter à vous reporter à L’Histoire de l’affaire Dreyfus de 1894 à nos jours récemment parue aux Belles Lettres.

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  5. Jubilee1

    Bonjour Monsieur Oriol, bravo et merci pour votre travail.

    Pourriez-vous m’indiquer où je puis consulter les sources qui vous permettent d’affirmer qu’Alphonse Bertillon était, ainsi que vous l’écrivez, un « antisémite notoire » ? Cette « notoriété » est pour moi difficile à établir.

    J’indique pour information que se tient à Vire, Calvados, jusqu’au premier novembre prochain, une remarquable exposition sur ce personnage. Son rôle dans l’Affaire y est très bien développé, avec des documents inédits et originaux à découvrir absolument (détails d’agrandissements du bordereau…)

    Je vous remercie.

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    1. laffairedreyfus Auteur de l’article

      Bonjour
      Dans sa plaidoirie à l’occasion de la seconde révision, c’est ainsi que Mornard présente bertillon : « […] pour M. Bertillon, dominé par l’antisémitisme, la trahison du juif est une vérité intangible au-dessus de toute démonstration, et […] en conséquence pour lui la mission de tous les auxiliaires de la justice est simplement de trouver des explications, permettant de concilier les faits constatés, quels qu’ils soient, avec la vérité révélée de la traîtrise du juif » (La Révision du procès de Rennes (15 juin 1906-12 juillet 1906). Débats de la Cour de cassation, Paris, Ligue Française pour la Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen, 1906, t. II, p. 290). Et si nous avons pas d’écrits de lui qui témoigneraient à proprement parler de cet antisémitisme nous pouvons toutefois donner deux ordres d’indications (à défaut de preuve). Sa curieuse explication du système que Dreyfus aurait mis en place reposant sur le mot « intérêt » et sur la pièce de cinq centimes qui peut sembler lié au préjugé qui veut que juif et argent soient liés mais surtout quelques déclarations qui semblent bien indiquer son obsession. À Picquart venu le trouver, à l’occasion de son enquête de 1896 sur Esterhazy, Bertillon déclara : « […] les Juifs font exercer quelqu’un depuis un an pour arriver à prendre l’écriture du bordereau » (déposition Picquart à l’occasion de l’instruction Tavernier [Picquart, 1898], AN BB19 83, 8 octobre 1898, f. 13-14). Mêmes propos fin 1897, à son cousin Hubbard : « Je ne veux pas voir l’écriture ; je ne veux pas la voir, je la connais, c’est celle d’Esterhazy. Je sais qu’Esterhazy est l’homme de paille des juifs, et il finira par avouer. […] »(Procès Zola, réédition Stock de 1998, p. 471). Une obsession, en effet… En cette même année 1897, amené à donner son avis d’expert dans une tout autre affaire, ses conclusions avaient été infirmées par les aveux du prévenu que son expertise dégageait. Devant l’évidence, il s’était obstiné et avait expliqué qu’il ne s’agissait-là que d’une manœuvre : « les juifs qui ont le plus grand intérêt à discréditer mes procédés d’expertise en écriture dans l’affaire Dreyfus l’ont payé pour qu’il s’accuse » (raconté par André Lefèvre, Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, dix-huitième année, n° 181, 6 juillet 1899, p. 2383).
      Il resterait bien sûr à trouver des correspondances privées. mais nous n’en connaissons malheureusement que peu.

      Répondre
      1. Jubilee1

        Bonjour,

        Je vous remercie de cette prompte réponse très éclairante, mais peut-être pas entièrement convaincante, compte tenu de l’époque et de ce qui était admis dans le discours public… Jaurès a tenu des propos douteux quelques années plus tôt, et même Picquart… Il faudrait chercher qui n’était pas au moins « un peu » antisémite parmi les non-juifs au tournant de ce siècle… L’homme était par ailleurs tellement sûr de lui, tellement peu enclin à accepter la contradiction (« Mon système est infaillible, messieurs les juges. Je voudrais me tromper que je ne le pourrais pas », dit la légende d’une caricature, et peut-être l’a t-il vraiment dit…). Sur l’aspect de la correspondance particulière et privée d’A.B., peut-être pouvez-vous me joindre par mail si vous le souhaitez.

        Je vous renouvelle mes félicitations et mes encouragements.

        Répondre
        1. laffairedreyfus Auteur de l’article

          C’est en effet toute la question de la nature et la valeur de l’antisémitisme à cette époque (voir ici). Mais je ne veux pas croire qu’il y ait des degrés dans l’antisémitisme. On l’est ou on ne l’est pas. Jaurès a eu en effet pas mal de mal à s’en débarrasser (voir ici) et Picquart le fut et le demeura. Cet antisémitisme explique d’ailleurs son attitude à l’égard des Dreyfus à partir de fin 1899. Quant à Bertillon, il ne fut certes un membre actif de la ligue de Guérin mais les propos rapportés indiquent clairement que la force du préjugé était une réalité chez lui et participa sans doute à renforcer ce sentiment d’infaillibilité (Dreyfus est juif, ses partisans le sont, ceux qui me contredisent le sont même quand il s’agit d’une autre affaire) que vous pointez à juste titre.

          Répondre
  6. D'ALMEIDA

    je vous annonce que Maitre Henry Mornard (Avocat d’Alfred Dreyfus) était né à Saint-Quentin en 1859 : http://www.dreyfus.culture.fr/fr/bio/bio-html-henry-mornard.htm, j’aurais aimé connaitre les liens entre cet avocat (sincère ou pas) vis à vis de votre famille ?

    Comme je vous l’avais annoncé, l’aspirant Roger Bruhl (cousin du Capitaine Dreyfus) mort au cours de la Grande Guerre repose à Germaine (près de Saint-Quentin, tombe abandonnée) : http://www.consistoiredefrance.fr/synagogue/1448.ccsaint-quentin

    Aussi, en évoquant Morcourt, je cite le Capitaine Alfred Dreyfus pour avoir offert avec sa belle-mère au sein du Comité Parisien un tracteur de Marque Américaine en 1919; dans ce même village une quinzaine de résistants juifs s’évaderont du convoi n°79 en date du 21 août 1944, parmi les évadés racontée par Jacqueline Mesnil-Amar, membre de la famille du Capitaine Alfred Dreyfus, dans son livre Ceux qui ne dormaient pas .
    http://www.encyclopedie.picardie.fr/Evades-de-Morcourt.html

    Bien cordialement.

    Franck d’Almeida.

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    1. laffairedreyfus Auteur de l’article

      Merci de ces renseignements mais j’avoue avoir du mal à comprendre à qui se message s’adresse…
      Bien cordialement

      Répondre
  7. Andres Orgaz Martinez

    Bonjour, un grand salut et tous mes remerciements à ceux qui font vivre ce site et les recherches sur l’Affaire.

    À travers Dreyfus, je m’intéresse depuis un certain temps à l’Histoire du mouvement allemaniste en général, et en particulier à la figure très attachante, mais peu connue je crois, de Maurice Charnay.

    Je ne connais aucune étude à leurs sujets à part quelques articles et bien évidemment les mentions dans les Histoires de l’Affaire.

    Existe-t-il des sources que j’ignore, ou bien est-ce un thème qui a encore besoin d’une étude? Je pose la question par curiosité, mais aussi parce que je suis à la recherche d’un thème pour le post doctorat et celui-là me trotte dans la tête.

    Un grand merci.

    Andres

    Répondre
    1. laffairedreyfus Auteur de l’article

      Bonjour
      Non, malheureusement, il existe peu de choses. Quelques paragraphes dans le Charnay sur les Allemanistes, quelques lignes à droite et à gauche dans le Fiechter, le Willard et les ouvrages de Zévaès et c’est à peu près tout… J’ai essayé d’en parler un peu plus longuement dans mon Histoire de l’affaire de 1894 à nos jours et entre autres en évoquant Charnay et le plus oublié encore Joindy. Mais heureux de savoir que quelqu’un s’intéresse à la question et si publier ici une petite chose sur Charnay ou plus généralement sur le POSR vous disait…
      po

      Répondre
      1. Andres Orgaz Martinez

        Merci pour votre réponse et votre proposition d’écrire quelque chose à ce sujet, ce serai un plaisir.
        Je peux essayer d’écrire un article résumant les informations existant déjà dans des articles ou des livres sur l’Affaire et le socialisme.

        Pour ceux qui pourraient s’y intéresser, je rajoute l’adresse d’un site avec des articles sur Allemane et son parti.

        Bien à vous

        http://jeanallemane.free.fr/

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  8. Andres Orgaz

    Je vous annonce la toute récente publication de mon étude sur l’Affaire Dreyfus dans la presse mexicaine :

    Andrés Orgaz Martínez, EL CASO DREYFUS EN LA PRENSA MEXICANA (1894-1908), Universidad Nacional Autónoma de México, Ciudad de México, 2016.

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  9. Sandrine GEE

    Une deuxième affaire Dreyfus ?!
    Je tiens à vous faire partager la lutte de Madame Florence Jarrier qui gérait de manière honnête et efficace un service de marchés au sein du ministère de la défense. Cela n’a pas plu à certains supérieurs de sa hiérarchie…
    Similarités avec l’affaire Dreyfus : des faux – faux certificats médicaux organisés par le ministère de la défense, une ribambelle de mensonges de hauts fonctionnaires dans la procédure de licenciement, des fausses informations signée par Madame la Ministre de la Défense de l’époque, une justice manipulée pas le gouvernement pour étouffer l’affaire.
    Pourtant aucuns médecins dans cette affaire n’ont diagnostiqués ni décrits de maladie et Madame Jarrier n’as pas commis de faute professionnelle.
    Différence avec l’affaire Dreyfus : toute la vérité sur cette affaire ne divisera pas la France en deux…. au contraire, les français veulent tous une administration seine et efficace…

    Et si la France avait un nouveau président qui justement veut moraliser les institutions ?
    Ne serait-il pas l’occasion de dévoiler toute la vérité et rien que la vérité de cette affaire ?
    Je vous remercie de lui apporter votre soutien et, si vous en avez la possibilité, divulguer cette affaire dans la presse.
    Cordialement,
    Sandrine

    Répondre
  10. CHARPENTIER Joseph

    Bonjour,

    Je cherche des documents (une photo de Mme Godart entre autre) pour illustrer l’appui et rendre hommage à la communauté protestante de Rennes qui a soutenu la juste cause de DREYFUS durant le procès en appel de Rennes;

    Merci pour votre aide;

    Répondre
    1. laffairedreyfus Auteur de l’article

      Désolé de cette réponse tardive mais je découvre seulement votre message bloqué par Akismet…
      Je ne peux vérifier ici mais il faudrait voir dans le Cosnier-Hélard (Rennes et Dreyfus en 1899, Paris, Horay, 1899 ; Rien dans le Cinq semaines à Rennes le Gerschel). En tout cas, rien semble-t-il au Musée de Bretagne mais peut-être serait-il judicieux de leur passer un coup de fil pour en être sûr… J’ai en revanche trouvé cela…
      Villa Godard

      Répondre
    1. laffairedreyfus Auteur de l’article

      Il est clair que le mot prit tout son sens et entra à proprement parler dans la langue à partir de 1898. Mais le mot existait et était employé, en tant que substantif bien avant. On le trouve dans un texte de Félix Fénéon en 1886, chez Barrès en 1894, et même avant chez Saint-Simon, Maupassant, etc… Ce qui est semble clair, en revanche c’est que Clemenceau se trompe quand il écrit à Reinach : « Le mot d’intellectuels a été employé longtemps avant l’affaire Dreyfus par les jeunes contempteurs de la politique pour marquer leur supériorité sur le reste des humains. Vous le trouverez partout dans les jeunes revues » (lettre de Clemenceau à Reinach du 13 juin 1902 publiée dans Clemenceau, Correspondance (1858-1929), Paris, Robert Laffont, Bouquins, 2008, p. 386). Il n’y est pas aussi fréquent et Bernard Lazare nous donne peut-être la réponse. Dans un article intitulé « Anarchie et littérature. Réponse à quelques-uns », il écrivait en janvier 1894 : « Agir ne veut pas seulement dire agir physiquement : manier le fusil, le poignard ou la dynamite ; il y a une action intellectuelle et on le sait si bien qu’on nous accuse de l’exercer sur ceux qui nous entourent. Donc le reproche d’inactivité n’est pas fondé et tout au plus peut-on nous dire que nous comprenons l’action plutôt à la façon de Diderot, de Rousseau ou des Encyclopédistes, qu’à la manière d’Orsini, de Fieschi, de Saint-Réjaut – je prends des types d’actifs dans tous les partis. Cela n’est pas niable, et je pense qu’ainsi nous accomplissons notre rôle d’intellectuels – j’emploie à dessein ce substantif que les acéphales de la chronique nous lancent en guise d’injure » (Le Peuple, 18 janvier 1894).

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  11. Pascal Piskiewicz

    Bonjour,
    Dans l’émission sur France-Culture (27.04.19) « Une vie, une œuvre » consacrée à Séverine, Philippe Auriol cite, après Marguerite Durand, Bradamante (je ne suis pas certain de l’orthographe).
    J’ai cherché qui est ce personnage « passionnante et incroyable » selon Philippe Auriol.
    Pouvez-vous m’éclairer
    Merci d’avance
    Pascal Piskiewicz

    Répondre
    1. laffairedreyfus Auteur de l’article

      Bonjour
      En réponse une petite notice de Colette Cosnier :
      Pseudonyme de Mme Constans, journaliste sur laquelle on n’a à peu près aucune information biographique, ses lettres qui ont été conservées étant souvent non datées et très allusives, et sa collaboration à des journaux fort épisodique. Ces fragments de correspondance révèlent une personnalité fantasque, se brouillant avec ceux et celles qu’elle avait sollicités et les accablant de demandes d’argent.
      À Joseph Reinach, elle envoyait une notice biographique qui ne figure plus dans le dossier et elle disait être le déshonneur de sa famille « d’assez bonne maison cléricale » (BNF n.a.fr. 24896, f. 72). À Marguerite Durand, elle rappelait qu’elle avait quatre-vingt deux ans – mais on ne sait à quelle date, forcément avant 1936 –, faisait d’énigmatiques allusions à une enfance au couvent et à un mariage malheureux avec un officier de cavalerie (Bibliothèque Marguerite Durand, dossier Bradamante).
      Connaissant mal l’affaire Dreyfus, elle demandait à Reinach de lui adresser un exemplaire de son rapport à la Ligue des droits de l’homme (BNF, n.a.fr. 24896, p. 75). À La Fronde, elle rendit compte du procès Zola dans des articles véhéments et sans concession stigmatisant la presse antidreyfusarde « qui a perdu tout scrupule, toute vergogne et toute honnêteté » (« Nous autres militaires », La Fronde, 21 février 1898) « les cannibales de l’antisémitisme [qui] dansent autour du Cherche-Midi » (« Un peu d’histoire », La Fronde, 23 février 1898) ou « le culte de la patrie [qui] a tourné en un fanatisme inconscient, aussi étranger à l’idée haute et noble de la patrie, que l’intolérance religieuse et la combustion des hérétiques étaient étrangers à la divine morale de l’Evangile » (« Justice fin de siècle », La Fronde, 25 février 1898).
      Contrairement à ce qu’écrivent Laurence Klejman et Florence Rochefort dans L’Egalité en marche. Le féminisme sous la Troisième République (Des femmes, 1989) elle ne suivit pas quotidiennement le procès de Rennes avec Séverine dans La Fronde, puisqu’elle collaborait alors au Petit Bleu, à l’anarchiste Journal du Peuple, à L’Aurore, au Siècle et, grâce à une recommandation de Joseph Reinach, aux Droits de l’homme. Cette erreur, souvent reprise, revient à la confondre avec Jeanne Brémontier.
      On trouve une dernière trace d’elle, en 1908-1910, grâce à la correspondance de la veuve de Bernard Lazare avec Émile Meyerson. Isabelle Bernard Lazare, qui lui vint en aide ces dernières années, la décrit comme « plus affaissée que jamais », « très malade » et sans plus du tout d’argent à cause de l’héritage perdu de sa mère « parce qu’elle écrivait pour Dreyfus ! » (lettre du 9 Xbre 1910). Dans une autre lettre, sans date, elle évoque une dernière fois « cette malheureuse vieille […] mourante, et dénuée de tout » (The Central Zionist Archives).

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  12. Yehuda

    Cher Monsieur,
    J aimerais savoir la date exacte a laquelle President Loubet a decide de rouvrir le dossier d’Alfred Dreyfus.
    Il est entre en fonction le 18 fevrier 1899.
    Merci.

    Répondre
    1. laffairedreyfus Auteur de l’article

      Loubet n’a pas « rouvert » le dossier Dreyfus… Président de la République, il n’avait aucun pouvoir de rouvrir quoi que ce soit… Quand l’Affaire fut « rouverte » en 1903, après le célèbre discours de Jaurès, c’est le ministre de la Guerre, le général André, qui prit la décision personnelle d’ouvrir une enquête administrative qui aboutira à la seconde enquête de la Cour de cassation et à la réhabilitation.

      Répondre
  13. Herve

    Bonjour,
    Je viens de voir l’émission L’ombre d’un doute, fort intéressant.
    Je pourrais quel homme courageux, mais cela ne serait pas juste car son épouse a montré un profond dévouement (s’il vous le permet de le dire ainsi) et une conviction envers son mari, incroyable.
    Tout comme Mathieu Dreyfus.
    On ne peut que saluer le grand Emile Zola, sans oublier M. Picquart.
    Il est regrettable que les « coupables » n’aient jamais été jugés.

    Merci pour votre site, j’espère que vous continuerez à l’étoffé aux fils des ans, n’oubliez pas de le maintenir à jour, dans tous les sens du terme (thème, plugins, php7.3, https).

    Répondre
  14. Girard Jacques

    Une histoire familiale dit que mon grand-père LORIOT Albert (19 Juillet 1976- 22 Octobre 1941) né à St Julien sur Sarthe (61) aurait été l’ordonnance d’Alfred. Dreyfus pendant son service militaire. Comment pourrions nous le vérifier?
    Merci de nous aider dans cette recherche

    Répondre
    1. laffairedreyfus Auteur de l’article

      Bonjour… Impossible à savoir mais il semble toutefois qu’il y ait un problème.
      Dreyfus est lieutenant au Mans de 1882 à 1884 puis à Paris de 1884 à 1889… Donc au plus tard, il aurait eu 13 ans…
      Je crois que vous avez votre réponse.
      po

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  15. Pablo

    Rebonjour,

    Désolé pour mon précédent message : je ne suis pas une flèche en informatique et j’avais négligé l’article portant sur le livre d’A. Abruty. En lisant de bonne foi la critique, il est difficile de ne pas être convaincu par l’historien, et on est presque mal à l’aise pour l’avocat – dont la rhétorique se dégonfle rapidement. On peut reprocher beaucoup de choses à l’université, mais la puissance et la dimension scientifique des universitaires, qu’ils tirent de la méthodologie académique traditionnelle (ça devrait faire plaisir à un royaliste catholique) manifeste une rigueur et une plausibilité incommensurablement supérieure à celle de travaux de certains amateurs (pas tous, mais en l’occurrence incontestablement).
    Cette affaire d’un Dreyfus coupable m’a travaillé hier, je me disais notamment que M. Abauzit ne pouvait pas raconter des contres-vérités sur les faits (les interprétations peuvent diverger, et celles-ci s’opérer sur une sélection des faits, néanmoins ces derniers ne peuvent pas ne pas être établis. Autrement c’est davantage encore que de la manipulation : c’est carrément de la fraude!), que l’on ne peut se présenter en racontant face caméra des mensonges, et notamment lorsque l’on a le christianisme chevillé au corps. L’historien professionnel m’a montré ma naïveté.
    Merci à lui d’avoir pris le temps (apparemment il en avait mais enfin) de montrer les limites et les carences de l’ouvrage en question. C’est très important de faire cela : beaucoup de thèses circulent sur Internet, et il est d’utilité publique que les sophismes reposant sur des truquages soient dévoilés. Là en l’occurrence, l’argument massue consistant à évoquer la dictée et le changement d’écriture de Dreyfus – que l’auteur prétend être connu de tous et volontairement mis de côté par les tenants de la doxa – était perturbant, et la présentation du document montre que s’il y a bien un arrangement, c’est celui consistant à prétendre qu’il est évident et de notoriété publique que Dreyfus trafique délibérément la formation de ses mots dès qu’il comprend qu’il s’agit d’un piège ! (Mais, en quelque sorte : comment M. Abauzy ose-t-il soutenir un argument basé sur une description aussi fallacieuse ? On a le droit de tordre une interprétation basée sur un fait tangible, mais pas de maquiller ou d’inventer un fait, et là, c’est tellement grotesque qu’on est poussé à penser que l’auteur ne se trompe pas, ou qu’il n’est pas aveuglé par son dessein idéologique, mais qu’il ment, purement et simplement!).
    Bref, merci bien à vous pour ce site !

    Répondre
    1. laffairedreyfus Auteur de l’article

      Bonjour
      Vous me rendez service parce que je n’étais pas enthousiasmé à l’idée de recommencer… Avez-vous vu la réponse et la réponse à la réponse… C’est encore plus édifiant : http://affaire-dreyfus.com/discussions/dossier-consacre-laffaire-dreyfus-entre-farces-et-grosses-ficelles-dadrien-abauzit/replique-au-historiens-dreyfusards-dadrien-abauzit-auteur-de-laffaire-dreyfus-entre-farces-et-grosses-ficelles-et-reponse-a-sa-reponse/

      Répondre

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