Il y a un an, presque jour pour jour, nous parlions ici du projet de refaire la statue nîmoise de Bernard Lazare. À l’occasion du 160e anniversaire de sa naissance, en octobre prochain, la statue sera retrouvera enfin sa place, dans les Jardins de la Fontaine. Les initiateurs de ce beau et nécessaire projet on encore besoin de vous. Tout soutien financier, même symbolique, est le bienvenu. Vous pouvez participer en cliquant : ici.
Archives par étiquette : Histoire de l’affaire
2023
2021
Dreyfus général (suite)
La loi proposant d’élever Dreyfus au grade de général vient d’être votée à l’unanimité (des présents) à la Chambre…. Au tour du Sénat, pour rendre à Dreyfus cette dernière justice…
Le nouveau volume d’Adrien Abauzit. Partie I (des prétendus mensonges de l’histoire officielle, de la légende de la famille franco-allemande de Dreyfus, de ses amies prétendument espionnes, de la mort de Félix Faure et de quelques autres sujets, secondaires)
La SIHAD […] n’a rien trouvé à répondre sur l’essentiel du livre,
alors qu’elle sait être bavarde.
Adrien Abauzit a publié il y a quelques mois un nouveau volume, son quatrième, sur l’Affaire : L’affaire Dreyfus. Dérobades et diversions. Il est, pour l’essentiel, une réponse à notre dernière critique (celle de son troisième volume) et, nous dit-il, une démonstration de ce que la SihaD, composée d’« historiens professant le crédo dreyfusard, ne crai[nt] pas, pour bâtir [son] récit, de prendre de grandes libertés avec les pièces du dossier et de passer sous silence la contradiction antidreyfusarde » (4e de couv.). Nous accusant de nous dérober en ne discutant pas son argumentation quand ce n’est pas en l’ignorant tout à fait, de pratiquer aussi par diversion en « focalis[ant] bien souvent l’attention sur des aspects secondaires », Adrien Abauzit annonce dans son propos liminaire qu’il va « remettre l’affaire à l’endroit, ce qui implique d’anéantir les propos boiteux et les sophismes qui [lui] sont opposés », une véritable « démolition de la nouvelle argumentation adverse » (p. 9).
Le très beau fonds du Musée d’histoire de justice, des crimes et des peines
Un ensemble exceptionnel, accessible en ligne. En partie provenant de la très riche collection de Philippe Zoummeroff.
On pourra le consulter en suivant ce lien.
Cartes postales et caricatures
Dreyfus général (suite)
Suite à la tribune de Pierre Moscovici, Frédéric Salat-Baroux et Louis Gautier publiée dans Le Figaro du 17 avril dernier et que nous reprenions ici même il y a quelques jours, 65 sénateurs socialistes, le 29 avril, ont déposé une Proposition de loi visant à élever à titre posthume Alfred Dreyfus au grade de général de brigade. À son tour, le 2 mai, Gabriel Attal a déposé un projet de loi allant dans le même sens : « Promouvoir Alfred Dreyfus au rang de général de brigade constituerait un acte de réparation, une reconnaissance de ses mérites et un hommage rendu à son engagement républicain. »
Pour remettre cette demande dans son contexte, nous donnons, à la suite, quelques pages y relatives extraites de L’histoire de l’affaire Dreyfus de 1894 à nos jours de Philippe Oriol :
Rober Bober chez Zola
Le 11 mai, dans le cadre des rendez-vous mensuels des amis de Maison Zola-Musée Dreyfus, Robert Bober viendra présenter l’excellent documentaire qu’il a réalisé et écrit, en 1998, avec Pierre Dumayet : À la lumière de « J’Accuse ».
Un film à voir !
A partir de 15 heures, salle des Arts, à Villennes (en face de la gare ; liigne J au départ de Saint Lazare ; 23 mn de train). Comme toujours, l’entrée est gratuite pour les Amis du musée et de 10 € pour les non adhérents.
Dreyfus général
Publié il y a peu dans Le Figaro cette tribune signée de Pierre Moscovici, ancien ministre, Frédéric Salat-Baroux, avocat, et Louis Gautier, président de maison Zola-Musée Dreyfus :
Tribune
Dreyfus
Il y a cent trente ans, presque jour pour jour, dégradé, humilié mais pas brisé, le capitaine Dreyfus était débarqué à l’Ile du Diable. Plus inhumaine que le bagne, une tombe-prison dans la moiteur et l’étouffement des tropiques.
Il y restera plus de quatre ans, mille cinq cents jours, à l’isolement, coupé même de la vue de la mer par une haute palissade, lavant les tissus moisis qui lui servaient de vêtements et qui ne séchaient jamais, cuisant et mangeant une nourriture infecte sur de la tôle rouillée. Et le soir, mis au martyre des doubles fers qui enserraient ses chevilles jusqu’au sang.