Passée récemment en vente, cette superbe photographie inédite :
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Continuons à commenter le dernier volume d’Adrien Abauzit, Dérobades et diversions, qui a pour programme, en réponse à un post publié ici même au sujet de son troisième volume, de remettre « l’affaire à l’endroit, ce qui implique d’anéantir les propos boiteux et les sophismes qui [lui] sont opposés ». Voyons dans cette nouvelle partie (après la première et la deuxième), comment Adrien Abauzit opère sa « démolition de la nouvelle argumentation adverse » (p. 9), la nôtre, nous dont le « naufrage est interminable » (p. 15).
Nous en étions restés p. 68, voyons la suite.
Samedi 13 décembre, la place d’Armes, à Orléans, a été rebaptisée en place Place d’Armes – Alfred Dreyfus. Cette demande, faite de longue date par la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme du Loiret, fait revenir Dreyfus à Orléans où, pendant la Grande Guerre, il avait servi pendant dix mois, au retour du Chemin des Dames et des Flandres. Une belle et émouvante cérémonie où étaient présents trois membres de la famille Dreyfus : notre vice-président, Charles Dreyfus, son fils Michel et Jean-Marc Perl.
L’excellent David Storper, du collectif Histoire et Mémoire à réussi. La statue de Lazare est revenue, à sa place, dans les Jardins de La Fontaine. Une foule nombreuses, de nombreux discours pour célébrer le premier des dreyfusards, cet anarchiste dont le combat contre l’antisémitisme et contre toutes les oppressions fut sans relâche. De l’Affaire, il avait écrit :
la responsabilité de la condamnation de cet innocent retombe tout entière sur ceux qui l’ont provoquée par leurs excitations indignes, par leurs mensonges et par leurs calomnies. C’est à cause de ces hommes qu’un tel procès a été possible, c’est à cause d’eux qu’on ne peut faire pénétrer la lumière dans l’esprit de tous. Il leur a fallu un traître juif propre à remplacer le Judas classique, un traître juif que l’on pût rappeler sans cesse, chaque jour, pour faire retomber son opprobre sur toute une race ; un traître juif dont on pût se servir pour donner une sanction pratique à une longue campagne dont l’affaire Dreyfus a été le dernier acte.
Parce qu’elle était extraordinaire, on la voulait plus extraordinaire encore. (Joseph Reinach)
Reprenons notre lecture du dernier volume d’Adrien Abauzit : Dérobades et diversions. Un volume qui nous est adressé, nous dont le « naufrage est interminable » (p. 15). Un volume avec lequel Adrien Abauzit annonce qu’il va « remettre l’affaire à l’endroit, ce qui implique d’anéantir les propos boiteux et les sophismes qui [lui] sont opposés », en un mot : une véritable « démolition de la nouvelle argumentation adverse » (p. 9).
Nous avons déjà commenté cette « démolition » du début à la page 34, passons à la suite, avec le chapitre III qui concerne les quelques personnages qu’on nous dit avoir été assassinés par les dreyfusards.
On nous communique le lien de cet article de Julien Chuzeville consacré à Rosa Luxembourg et à l’affaire Dreyfus. Passionnant !
Charles Malauzat nous communique le petit article suivant à propos de la transmission illégale en 1894 dossier secret. Jusqu’à présent, nous savions que la chose avait été révélée à Mathieu et à Demange par diverses connaissances : Reitlinger, Develle, Salles, Gibert… Charles Malauzat nous apporte cette étonnante découverte… passée inaperçue à son époque et ignorée de tous les historiens qui ont travaillé sur l’Affaire. Mais laissons lui la parole :
Jeudi dernier, à l’unanimité des présents, le Sénat, après la Chambre, a élevé, à titre posthume, Alfred Dreyfus au grade de général de brigade. 119 après sa réhabilitation est réparée l’erreur qui avait mis fin à sa carrière et l’avait obligé, la mort dans l’âme, à demander sa retraite. Enfin…
Une cérémonie de commémoration pour Alfred Dreyfus, pour la victoire de la justice et de la vérité contre la haine et l’antisémitisme.
Le 12 juillet 1906, la cour de cassation rendait à Alfred Dreyfus les biens les plus précieux de l’honnête homme : son innocence, sa liberté, sa dignité et son honneur.
Douze ans après le déclenchement de « l’affaire » triomphaient enfin, à travers le capitaine Dreyfus, l’esprit des Lumières, les principes de 1789 et la promesse républicaine.