Archives de catégorie : Bibliographie

La correspondance passive d’Arthur Meyer

book-08532682Après la biographie qu’elle avait donnée de son grand-père (Arthur Meyer, directeur du Gaulois. Un patron de presse juif, royaliste et antidreyfusard, Paris, Imago, 2003 , 256 p. 20 €), Odette Carasso vient de publier chez Champion un fort et attendu volume : Correspondance reçue par Arthur Meyer, un patron de presse dans le Paris du XIXe siècle.

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La première biographie de Lucie Dreyfus

Electre_978-2-84597-529-3_9782845975293Lucie Dreyfus : « une femme de »… absente de la plupart des livres sur l’Affaire où bien loin sur la photo, derrière les dreyfusards qui eux-mêmes, la plupart du temps, masquent le capitaine. Une affaire souvent sans Dreyfus et presque toujours sans Lucie.

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Le retour du « troisième homme »

L1777Dans le dernier numéro de la revue, Détours en histoire,  Franck Ferrand revient sur la « thèse » du « troisième homme » sur laquelle il était resté assez discret dans l’édition de L’Ombre d’un doute qu’il avait consacrée à l’Affaire (voir ici). Nous ne reviendrons pas sur cette question d’un intérêt tellement relatif à laquelle nous avons déjà consacré un post (voir ici). Nous nous contenterons de signaler que si la thèse Guillemin, ici reprise, apporte peut-être dans son principe (à défaut d’arguments recevables qui permettraient de l’étayer) « une explication lumineuse à tout cet imbroglio », elle pose le problème de considérer Esterhazy comme un agent du contre-espionnage, donc comme innocent, et les Mercier Boisdeffre, Gonse, Henry, etc. comme des patriotes et non comme les criminels qu’ils furent. Peut-être pourrait-on se satisfaire de cette idée qu’il n’y pas dans l’affaire Dreyfus d’ « imbroglio » et que si Dreyfus fut en effet bien innocent, Esterhazy fut un traître par besoins et Mercier et les hommes de l’État-major coupables du plus abominable des crimes par bêtise et bientôt par nécessité de se protéger…

Une biographie de Théodore Reinach

Electre_978-2-86410-609-8_9782864106098Des frères « je-sais-tout », nous connaissons bien grâce, aux travaux de Pierre Birnbaum et surtout de Jean El Gammal et d’Arlette Lévy, l’aîné, Joseph  ; nous commençons aussi,  grâce aux travaux d’Hervé Duchêne, à connaître le cadet, Salomon ; le benjamin, en revanche, Théodore, demeure assez méconnu. Curieusement, la tendance se renverse depuis l’année dernière avec la parution de la première étude de fond, publique, consacrée à Théodore.

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