La SIHAD […] n’a rien trouvé à répondre sur l’essentiel du livre,
alors qu’elle sait être bavarde.
Adrien Abauzit a publié il y a quelques mois un nouveau volume, son quatrième, sur l’Affaire : L’affaire Dreyfus. Dérobades et diversions. Il est, pour l’essentiel, une réponse à notre dernière critique (celle de son troisième volume) et, nous dit-il, une démonstration de ce que la SihaD, composée d’« historiens professant le crédo dreyfusard, ne crai[nt] pas, pour bâtir [son] récit, de prendre de grandes libertés avec les pièces du dossier et de passer sous silence la contradiction antidreyfusarde » (4e de couv.). Nous accusant de nous dérober en ne discutant pas son argumentation quand ce n’est pas en l’ignorant tout à fait, de pratiquer aussi par diversion en « focalis[ant] bien souvent l’attention sur des aspects secondaires », Adrien Abauzit annonce dans son propos liminaire qu’il va « remettre l’affaire à l’endroit, ce qui implique d’anéantir les propos boiteux et les sophismes qui [lui] sont opposés », une véritable « démolition de la nouvelle argumentation adverse » (p. 9).



Le catalogue de Maison Zola-Musée Dreyfus va partir à l’impression dans quelques jours et sera disponible, au musée, à la fin du mois de septembre. On peut dès à présent le commander. Pour savoir comment faire, il suffit de cliquer sur
Je m’aperçois que j’ai curieusement oublié de parler du # J’Accuse de Jean Dytar, paru fin août 2021, œuvre à laquelle est actuellement consacrée une exposition dans la
Adrien Abauzit vient de rééditer l’exploit : écrire sur l’Affaire sur la base d’un corpus minimal dont il ne retient que ce qui « colle » avec sa « thèse », dont il oublie, avec une constance obstinée, ce qui viendrait la contredire et propose au final des interprétations forcées qui feront plaisir à ses lecteurs habituels, ceux qui veulent, parce qu’il le faut, que Dreyfus soit coupable.
La correspondance croisée entre l’écrivain et poète André Spire (1868-1966) et l’historien Daniel Halévy (1872-1962) est l’une des plus longues et des plus riches du XXe siècle, s’étendant de 1899 à 1961. Née dans les combats et l’effervescence politique de l’affaire Dreyfus – où Spire se bat en duel –, cette relation engagée dans le mouvement des Universités populaires et la mouvance de Charles Péguy et ses Cahiers de la Quinzaine, devient houleuse lors de la montée des périls au début des années Trente, et se fracasse dans l’essor de l’hitlérisme, en raison d’allégeances politiques devenues inconciliables.
Christian Vigouroux nous donne à lire un nouveau Picquart, préfacé par Haïm Korsia, Grand Rabbin de France. Il s’agit d’une synthèse actualisée de sa biographie publiée en 2009 chez Dalloz et rééditée l’année dernière chez le même éditeur (note critique :