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La marquise Arconati Visconti. Femme libre et mécène d’exception

Du 13 décembre 2019 au 15 mars 2020, le Musée des Arts Décoratifs, en partenariat avec la chancellerie des universités de Paris, consacre une exposition à la marquise Arconati Visconti (1840-1923), figure de proue du mécénat envers les musées et les établissements d’enseignement en France.

A propos de Tatoueurs, tatoués au Quai Branly : l’affaire Dreyfus en tatouages

Dans son L’Argot et le tatouage des criminels (Neuchâtel, La Baconnière, 1962, p. 112), Jean Graven écrit : « LACASSAGNE, dans ses Archives d’anthropologie criminelle, en 1910, avait décrit le cas de cet Ancien cocher, Auguste Formain, cité devant la 8e Chambre correctionnelle, à Paris, pour coups et blessures par le Dr Rabinovitch, à la Salpêtrière : “Formain serait un inculpé quelconque si son corps ne reproduisait en 121 tatouages très artistiques les scènes de l’affaire Dreyfus. Alors qu’il était dans une compagnie de discipline, Formain a rencontré un tatoueur, égaré lui aussi dans les bataillons d’Afrique, qui a entrepris d’exécuter sur son corps une véritable oeuvre d’art… Dix-huit mois ont été nécessaires à l’artiste pour mener son travail à bonne fin… La pièce principale de ce musée épidermique occupe le dos tout entier depuis le derrière du cou, jusqu’au bas des reins : c’est la dégradation de Dreyfus » avec des allégories de toutes sortes. Au milieu de déesses multiples, la France désigne du doigt au condamné l’île lointaine du Diable. Cette pièce seule demanda à l’artiste tatoueur un travail de trois mois. Elle est telle que le major de la compagnie de discipline où se trouvait Formain a offert à celui-ci 400 fr. s’il consentait à s’en dessaisir, c’est-à-dire à se la laisser enlever du dos par un scalpel spécial et peu douloureux. Formain a refusé et à gardé sur son dos son trésor artistique.” […] LACASSAGNE concluait : “Le prévenu Formain ne peut manquer avec ses 121 scènes de l’affaire Dreyfus sur le corps, de finir dans un musée.” »

Un tatouage étonnant dont on retrouvera un écho dans l’exposition Tatoueurs, tatoués présentée au quai Branly.