Archives de catégorie : Bibliographie
La biographie d’Alfred Dreyfus par Vincent Duclert en poche
Vient de paraître au format poche la biographie que Vincent Duclert avait consacrée à Alfred Dreyfus en 2006 (Hachette Pluriel références, 14.50 €).
Nous nous permettons de reproduire à cette occasion l’article que nous avions publié dans Le Monde des Livres à la sortie de l’ouvrage en 2006 (« Une biographie rend justice au soldat méconnu », 21 avril).
Arthur Meyer, Correspondance
Après la biographie qu’elle avait donnée de son grand-père (Arthur Meyer, directeur du Gaulois. Un patron de presse juif, royaliste et antidreyfusard, Paris, Imago, 2003 , 256 p. 20 €), Odette Carasso vient de publier chez Champion un fort et attendu volume : Correspondance reçue par Arthur Meyer, un patron de presse dans le Paris du XIXe siècle.
Elisabeth Weissmann, Lucie Dreyfus, la femme du capitaine
Freud et l’affaire Dreyfus
Dreyfus : lettres à la marquise Arconati Visconti
Après les souvenirs de Mathieu, Grasset vient de publier un important inédit : un large choix de lettres de la correspondance croisée entre Alfred Dreyfus et l’étonnante marquise Arconati Visconti. Une correspondance qui permet de découvrir un homme qui demeure finalement bien peu connu. De 1899 à 1923, ces 458 lettres – la plupart étant de lui – révèlent non seulement Dreyfus après l’Affaire, mais aussi des points essentiels de l’histoire de France. Marie-Louise Arconati-Visconti (1840-1923), fille du journaliste et homme politique Alphonse Peyrat, était une femme influente dans les salons parisiens en même temps qu’une républicaine laïque. Riche collectionneuse et mécène, elle fut une grande amie du capitaine Dreyfus, qui disait des déjeuners chez elle qu’ils étaient « une joie pour l’esprit et un plaisir pour le cœur » – un si grand plaisir qu’il l’a prolongé par des lettres à cette femme droite et passionnée.
Un dossier Zola dans le dernier magazine littéraire
Le retour du « troisième homme »
Dans le dernier numéro de la revue, Détours en histoire, Franck Ferrand revient sur la « thèse » du « troisième homme » sur laquelle il était resté assez discret dans l’édition de L’Ombre d’un doute qu’il avait consacrée à l’Affaire (voir ici). Nous ne reviendrons pas sur cette question d’un intérêt tellement relatif à laquelle nous avons déjà consacré un post (voir ici). Nous nous contenterons de signaler que si la thèse Guillemin, ici reprise, apporte peut-être dans son principe (à défaut d’arguments recevables qui permettraient de l’étayer) « une explication lumineuse à tout cet imbroglio », elle pose le problème de considérer Esterhazy comme un agent du contre-espionnage, donc comme innocent, et les Mercier Boisdeffre, Gonse, Henry, etc. comme des patriotes et non comme les criminels qu’ils furent. Peut-être pourrait-on se satisfaire de cette idée qu’il n’y pas dans l’affaire Dreyfus d’ « imbroglio » et que si Dreyfus fut en effet bien innocent, Esterhazy fut un traître par besoins et Mercier et les hommes de l’État-major coupables du plus abominable des crimes par bêtise et bientôt par nécessité de se protéger…
Michel Steve, Théodore Reinach
Des frères « je-sais-tout », nous connaissons bien grâce, aux travaux de Pierre Birnbaum et surtout de Jean El Gammal et d’Arlette Lévy, l’aîné, Joseph ; nous commençons aussi, grâce aux travaux d’Hervé Duchêne, à connaître le cadet, Salomon ; le benjamin, en revanche, Théodore, demeure assez méconnu. Curieusement, la tendance se renverse depuis l’année dernière avec la parution de la première étude de fond, publique, consacrée à Théodore.
La biographie d’Albert de Mun par Philippe Levillain en ligne
Il suffit de cliquer ici.


