Le retour du « troisième homme »

L1777Dans le dernier numéro de la revue, Détours en histoire,  Franck Ferrand revient sur la « thèse » du « troisième homme » sur laquelle il était resté assez discret dans l’édition de L’Ombre d’un doute qu’il avait consacrée à l’Affaire (voir ici). Nous ne reviendrons pas sur cette question d’un intérêt tellement relatif à laquelle nous avons déjà consacré un post (voir ici). Nous nous contenterons de signaler que si la thèse Guillemin, ici reprise, apporte peut-être dans son principe (à défaut d’arguments recevables qui permettraient de l’étayer) « une explication lumineuse à tout cet imbroglio », elle pose le problème de considérer Esterhazy comme un agent du contre-espionnage, donc comme innocent, et les Mercier Boisdeffre, Gonse, Henry, etc. comme des patriotes et non comme les criminels qu’ils furent. Peut-être pourrait-on se satisfaire de cette idée qu’il n’y pas dans l’affaire Dreyfus d’ « imbroglio » et que si Dreyfus fut en effet bien innocent, Esterhazy fut un traître par besoins et Mercier et les hommes de l’État-major coupables du plus abominable des crimes par bêtise et bientôt par nécessité de se protéger…

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