On trouvera en ligne un Dictionnaire biographique et géographique de l’affaire Dreyfus qui se publie, tranquillement, au fil du temps. On peut le consulter en cliquant : ici
Archives par étiquette : Alfred Dreyfus
La « postvérité » est en marche…
Voici ce que déclarait, dans une vidéo mise en ligne il y a quelques jours et capturée le 16 avril 2026, Adrien Abauzit, celui qui a remis « l’affaire à l’endroit » en opérant une véritable « démolition de la nouvelle argumentation adverse », un total « anéanti[ssement] [d]es propos boiteux et [d]es sophismes qui [lui] sont opposés » par ceux qu’il nomme les « historiens dreyfusards »… à savoir nous.
Bibliothèque
La statue de Tim… suite… et fin !
Nous en parlions en mai : la statue de Dreyfus vient enfin de trouver sa place.
L’original (on connaît les deux copies dans la cour du mahJ et à Tel-Aviv) de cette statue réalisée par Tim, commande du ministère de la Culture, n’ayant pu, de 1985 à 1988, trouver sa place parce que personne n’en voulait (cour de l’École militaire, jardins de la Montagne Sainte-Geneviève, Cour de cassation, ancien Cherche-Midi, Sorbonne, quais de Seine) avait fini par être perdue dans le fin fond du jardin des Tuileries. Il faudra attendre 1994 pour qu’elle trouve enfin une place, peu idéale mais toujours meilleure que la précédente, place Pierre-Lafue, au croisement du boulevard Raspail.
Depuis 3 jours, elle a une vraie place – sa vraie place – sur l’île de la Cité, devant la façade de la Cour de cassation.
Hommage : La Ville de Paris nomme une place en mémoire de Lucie Dreyfus
Nous reprenons ici le communiqué de la Ville de Paris :
A l’occasion de la Journée de commémoration nationale pour Alfred Dreyfus, pour la victoire de la justice et de la vérité contre la haine et l’antisémitisme, la Ville de Paris poursuit son travail de mémoire en renommant la place Maurice Barrès, dans le 1er arrondissement, la Place Lucie Dreyfus.
Cette décision intervient dans le prolongement de l’installation de la statue d’Alfred Dreyfus devant la Cour de cassation, à l’endroit même où fut reconnue définitivement son innocence le 12 juillet 1906. Cette affaire constitut un moment incontournable de l’histoire républicaine française et nous rappelle sans cesse combien la lutte contre l’antisémitisme et toute forme de haine est essentielle.
La dénomination de cette place fait suite à la décision du Maire de Paris de débaptiser la place Maurice Barrès, antidreyfusard notoire qui fit de l’antisémitisme le moteur de son combat. La Ville de Paris, fidèle à ses valeurs républicaines, fait le choix de mettre en valeur des figures dont le parcours incarne les valeurs républicaines et rassemble les Parisiennes et les Parisiens.
Lucie Dreyfus fut l’une des principales actrices du combat pour la réhabilitation de son mari. Durant les cinq années de l’affaire, elle mena sans relâche une bataille pour faire reconnaître son innocence. Par ses démarches auprès des pouvoirs publics, ses lettres publiques, ses pétitions et son engagement quotidien, elle joua un rôle décisif dans ce combat pour la vérité.
Son courage, sa détermination et sa résilience font aujourd’hui d’elle une figure emblématique de l’engagement républicain. C’est pourquoi la ville de Paris est fière de donner son nom à cette place et de lui rendre hommage, au cœur de son espace public.
Journée nationale de commémoration de la reconnaissance de l’innocence d’Alfred Dreyfus
Avant de faire le point, d’ici quelques jours, sur les manifestations qui ont eu lieu à travers la France, donnons dès à présent la captation de la cérémonie :
Biographies, essais, thèses et articles universitaires
Une thèse sur les transpositions romanesques de l’affaire Dreyfus
La presse mexicaine et l’Affaire Dreyfus : à la recherche de la France idéale
L’Affaire dans quelques récents numéros de revues universitaires I
L’Affaire dans quelques récents numéros de revues universitaires II
L’Affaire dans quelques récents numéros de revues universitaires III
L’Affaire dans quelques récents numéros de revues universitaires IV
L’Affaire dans quelques récents numéros de revues universitaires V
L’Affaire dans quelques récents numéros de revues universitaires VI
L’Affaire dans quelques récents numéros de revues universitaires VII
Au Théâtre Juliette Récamier le 11 juillet à 19 h 15, en avant-première du 12 juillet : une soirée théâtrale exceptionnelle cent-vingt ans après la réhabilitation du capitaine Dreyfus.

Le 12 juillet 2025, Emmanuel Macron décide qu’à l’avenir et dès l’année 2026, chaque 12 juillet marquera l’hommage au capitaine Dreyfus, à la victoire de la justice et de la vérité contre la haine et l’antisémitisme. Il y a cent vingt ans en effet, le 12 juillet 1906, la Cour de cassation mettait fin à près de douze années de machination militaro-judiciaire, de domination nationaliste et antisémite, d’abandon républicain et de renoncement aux valeurs. La plus haute cour de justice en France proclamait solennellement l’innocence d’Alfred Dreyfus, qui n’avait cessé d’être innocent, une vérité prouvée mais traquée et longtemps étouffée. La nouvelle se répandit dans le monde entier, éveillant un espoir immense parmi les victimes déjà innombrables de la persécution raciale, de la persécution sociale et de la persécution d’État.
La commémoration du 12 juillet
Il est des dates qui traversent le temps sans perdre leur force. Le 12 juillet est de celles-là.
Le 12 juillet 1906, après douze années d’un combat judiciaire qui bouleversa la France, la Cour de cassation rendait définitivement justice au capitaine Alfred Dreyfus. Dès le lendemain, la Chambre des députés votait sa réintégration dans l’armée. Le 12 juillet 1935, Alfred Dreyfus nous quittait…
L’affaire Dreyfus à Rennes. Refonte du parcours du musée de Bretagne

Au musée de Bretagne à Rennes ouvre aujourd’hui le nouveau parcours consacré à l’Affaire Dreyfus. Une refonte complète qui vient remplacer le parcours présenté depuis 2006.